Le rêve commence. Pas de volant, les virages se négocient bien. Bien voilà que maintenant un voilier me prend et c'est toutes voiles dans le vents que je voyage à présent. Je n'ai pas vu de violence, de voiture de ville, et c'est en France que je poursuis mon exil. Je vis, je vois, j'oublie les imbéciles et enfin j'aperçois une île. Ici tout est bien, mieux qu'au cinoche. L'air qu'on respire est sain et personne ne roule en Porsche. On est chez quelqu'un que je sais apprécier, il est dans mes rêves depuis des dizaines d'années. On est chez mon frère, celui qui jamais nous envie, celui qui aime la terre et l'eau, qui a les enfants pour amis. Lui il sait se taire, on écoute ce qu'il dit car jamais de sa bouche n'apparaît le mépris. L'humour est son petit frère, l'amour son aîné, son nom représente la terre, il s'appelle Yakamonéye. Chez Yakamonéye y'a pas de monnaie, y'a pas de barbelés pour t'empêcher d'entrer. Y'a pas mal de mouflets chez Yakamonéye, un peu de Sinsé et beaucoup de liberté. Je rêve et oui mon frère je rêve. Et ça vaut tout les mois de salaire. Ma couette c'est le repère où je mène une vie pépère. Je libère ce monde amène et même si je reste fière j'aurai du mal à refaire tout ce qui va de travers. Alors je traverse océans pour retrouver ce monde d'enfants, fonçant comme un dément vers ces gens plus cléments. J'y reste quelques temps, tant que je peux y rester et quand le réveil sonne j'ai l'énergie pour lutter.